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Après l’avis du Comité d’alerte, les trois caisses d’assurance maladie disposent d’un mois pour proposer des mesures correctrices d’un montant de 900 millions d’euros.
Jean-Pierre Davant tire, à son tour, la sonnette d’alarme.
« Nous verrons ce qu’elles vont sortir de leurs tiroirs », réagit le président de la Mutualité française, dans une interview donnée à la rédaction du nouveau site Internet de la Mutualité française. « Les assurés sociaux, et plus particulièrement les malades, ont été considérablement mis à contribution ces dernières années : trois hausses successives du forfait hospitalier, la création d’un forfait de 1 euro sur les consultations, puis de 18 euros sur les actes lourds... », rappelle-t-il. « Il faut sortir de cette logique où les malades paient toujours plus ! », poursuit le président de la Mutualité française. Comme l’a montré le récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur les dépassements d’honoraires des médecins, « les difficultés d’accès aux soins s’aggravent pour les familles les plus modestes », fait observer Jean-Pierre Davant. « La solidarité, c’est de faire porter les efforts sur tous, malades comme bien portants ! Tous les acteurs doivent être pris en compte, les assurés sociaux, mais aussi les employeurs, les professionnels de santé, les laboratoires pharmaceutiques, etc. », précise-t-il. Au passage, le président pointe du doigt « le manque de ténacité des pouvoirs publics, qui ne parviennent pas à mener à terme une réforme profonde du système de santé et d’assurance maladie ». « Les politiques continuent à réagir au coup par coup, quand les dépenses dérapent », regrette Jean-Pierre Davant. Au nouveau gouvernement de prouver le contraire... source : afim |
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