Avis du Comité d’alerte du 29 mai 2007 : Jean-Pierre Davant réagit

Mis en ligne le 30 mai 2007  

Après l’avis du Comité d’alerte, les trois caisses d’assurance maladie disposent d’un mois pour proposer des mesures correctrices d’un montant de 900 millions d’euros. Jean-Pierre Davant tire, à son tour, la sonnette d’alarme.

« Nous verrons ce qu’elles vont sortir de leurs tiroirs », réagit le président de la Mutualité française, dans une interview donnée à la rédaction du nouveau site Internet de la Mutualité française.

« Les assurés sociaux, et plus particulièrement les malades, ont été considérablement mis à contribution ces dernières années : trois hausses successives du forfait hospitalier, la création d’un forfait de 1 euro sur les consultations, puis de 18 euros sur les actes lourds... », rappelle-t-il.

« Il faut sortir de cette logique où les malades paient toujours plus ! », poursuit le président de la Mutualité française.

Comme l’a montré le récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur les dépassements d’honoraires des médecins, « les difficultés d’accès aux soins s’aggravent pour les familles les plus modestes », fait observer Jean-Pierre Davant.

« La solidarité, c’est de faire porter les efforts sur tous, malades comme bien portants ! Tous les acteurs doivent être pris en compte, les assurés sociaux, mais aussi les employeurs, les professionnels de santé, les laboratoires pharmaceutiques, etc. », précise-t-il.

Au passage, le président pointe du doigt « le manque de ténacité des pouvoirs publics, qui ne parviennent pas à mener à terme une réforme profonde du système de santé et d’assurance maladie ».

« Les politiques continuent à réagir au coup par coup, quand les dépenses dérapent », regrette Jean-Pierre Davant. Au nouveau gouvernement de prouver le contraire...

source : afim