Cancer : les établissements de santé mutualistes doivent être "exemplaires"

Mis en ligne le 24 juin 2008  

Un colloque organisé le 6 juin par le Groupe hospitalier de la Mutualité française (GHMF) et l’Institut national du cancer (Inca) a montré la forte implication des établissements mutualistes dans la prise en charge du cancer. Pour poursuivre cette activité, ils devront désormais répondre à de nouveaux critères de qualité.

La cancérologie est un fil conducteur dans l’activité des établissements mutualistes, aussi bien dans la prise en charge chirurgicale que pour les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie.

Pour pérenniser cette offre de soins, les établissements mutualistes qui prennent en charge des patients atteints de cancer doivent désormais satisfaire aux nouvelles normes de sécurité et de qualité des soins.

"Les patients veulent savoir où ils peuvent avoir accès à un traitement de qualité", lance le Dr Philippe Bergerot, radiothérapeute au PHMSN et vice-président de la Ligue nationale contre le cancer.

Avec Priorité santé mutualiste, dont une "thématique forte" est le cancer, l’exigence de qualité est une nécessité.
"Nous ne pouvons pas demander la qualité aux autres si nous ne la pratiquons pas aussi", affirme le président de la Mutualité française. "Nos établissements doivent être exemplaires !", insiste Jean-Pierre Davant.
"Les établissements du GHMF s’investissent pour améliorer la prise en charge et donc mieux servir les patients ", félicite le Pr Dominique Maraninchi, président de l’Inca.

Concrètement, cette autorisation d’exercer sera accordée aux établissements en conformité avec certains critères comme des seuils minimals d’activité. Les établissements doivent aussi mettre en œuvre un dispositif d’annonce de la maladie. Ils doivent également remettre au patient un programme personnalisé de soins (PPS).

Le malade doit pouvoir accéder aux soins de support (accompagnement psychologique, prise en charge de la douleur, suivi nutritionnel...), aux innovations et à la recherche clinique.

Aujourd’hui, "900 établissements sur 1.166 seraient autorisables au moins pour l’une des trois activités que sont la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie, soit 78% ", estime Marie-Hélène Rodde-Dunet, responsable du département dispositif de soins de l’Inca. Ce taux est de 68% pour la chimiothérapie et de 100% en radiothérapie.

Retrouvez la carte des établissements hospitaliers Mutualistes en cancérologie

source : FNMF