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Il a fallu du temps au monde médical pour reconnaître que les enfants, même petits, ressentaient la douleur. Des moyens efficaces permettent aujourd’hui de la prévenir et de la soulager. Mais d’importants progrès restent à faire pour achever de changer les mentalités. Et dans ce domaine, les parents aussi ont un rôle à jouer.
La loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades le précise : « Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. » Des gestes douloureuxL’enquête Epippain(1), menée en 2005 auprès de 431 nouveau-nés hospitalisés, a ainsi mis en évidence plus de 60 000 gestes douloureux, dont les deux tiers seulement ont été réalisés avec analgésie. Chez les petits enfants, incapables d’exprimer eux-mêmes ce qu’ils ressentent, la douleur se traduit souvent par des raideurs, des crispations, des positions inhabituelles, mais aussi un refus de s’alimenter, de jouer ou de communiquer.
Des signaux à prendre au sérieux en toutes circonstances, car même les affections bénignes peuvent s’accompagner de douleurs intenses.
Depuis une dizaine d’années, de nouveaux médicaments, comme la crème anesthésiante (Emla®) ou le meopa (Medimix®, Kalinox®), un mélange gazeux aux effets relaxants et antalgiques, permettent aux enfants de surmonter plus facilement des épreuves aussi traumatisantes que les piqûres ou les points de suture. Sans dramatiser ni banaliserMais les médicaments ne font pas tout :
Face à certains soignants, les parents devront donc parfois insister pour se positionner comme de réels partenaires. Ils ne devront pas hésiter non plus à réclamer au médecin la prescription d’un antidouleur, ni à lui demander des médicaments plus puissants si les premiers n’agissent pas. En cas de blocage, ils ont encore la possibilité d’adresser une plainte à la direction de l’hôpital. Une façon comme une autre de faire évoluer les pratiques. (1) Epidemiology of Procedural Pain In Neonates, réalisée en France dans plusieurs services de réanimation et des services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) pédiatriques, coordonnée par le Centre national de ressources de lutte contre la douleur (CNRD) source : France Mutualité, Stéphanie Lampert
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