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Dans son interview, le président de la Mutualité française estime que les propositions formulées par l’Igas méritent d’être « approfondies et débattues publiquement, en toute transparence ».
Quelle analyse faites-vous du rapport de l’inspection générale des Affaires sociale (Igas) sur les dépassements d’honoraires ? Jean-Pierre Davant - "Il confirme le constat dressé depuis des années par la Mutualité française : avec sa généralisation, la pratique des dépassements d’honoraires pose un sérieux problème d’accès aux soins pour bon nombre de nos concitoyens. L’une des propositions de l’Igas consiste à « supprimer en totalité ou partiellement » la possibilité de pratiquer des dépassements. Qu’en pensez-vous ? Jean-Pierre Davant - "L’un des mérites de ce rapport est de ne pas se limiter au constat mais de formuler des propositions courageuses. Elles abordent des sujets encore tabous comme l’absence de contrôle des pratiques tarifaires. Celle que vous évoquez constituerait à l’évidence une rupture avec la situation actuelle. L’Igas montre aussi que des bénéficiaires de la couverture maladie universelle sont soumis à des dépassements... Jean-Pierre Davant - "Là, il ne s’agit plus de pratiques abusives mais de comportements illégaux puisque, comme vous le savez, les médecins ont l’obligation d’appliquer les tarifs conventionnés aux patients bénéficiaires de la CMU. Propos recueillis par Jean-Michel Molins |
Le mouvement mutualiste
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