La consultation des généralistes à 22 euros au 1er juillet 2007

Mis en ligne le 23 mars 2007  

Le tarif de la consultation passera de 21 à 22 euros le 1er juillet, puis à 23 euros à la mi-2008 en cas de respect de la maîtrise médicalisée.
Cette hausse représentera en année pleine un coût de 60 millions d’euros pour les complémentaires.

Une hausse du tarif de la consultation des généralistes

Après d’âpres négociations, l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et deux syndicats de médecins (CSMF et SML), ont décidé d’augmenter de 1 euro la consultation du généraliste « au 1er juillet 2007 », pour la porter à 22 euros.
Le texte prévoit une nouvelle hausse de 1 euro « au 1er juin 2008 » en fonction « des marges de manœuvre prévues par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 et compte tenu de l’engagement des médecins dans la maîtrise médicalisée et la prévention en 2007 et 2008 ».

En contrepartie, les médecins s’engagent sur une série d’objectifs de santé publique

Les praticiens libéraux devront poursuivre leur action concernant le dépistage du cancer du sein, la vaccination contre la grippe et la lutte contre la iatrogénie médicamenteuse chez les personnes âgées, la lutte contre les risques cardio-vasculaires, détaille l’accord.
En 2008, les médecins devront notamment parvenir à une « baisse de 5 % de la prescription d’antibiotiques », une réduction de 5 % des prescriptions d’anxiolytiques et d’hypnotiques ou encore une diminution de 1 % « en volume » des indemnités journalières liées aux arrêts de travail.

Un accroissement des dépenses

Pour les généralistes, le passage de 21 à 22 euros constitue une hausse de 4,8 % de la consultation, ce qui signifie, en moyenne, près de 350 euros d’honoraires supplémentaire par mois et par médecin.
La « facture » des organismes complémentaires est estimée à 60 millions d’euros en année pleine, selon une évaluation réalisée par la Mutualité française. Au total, cette revalorisation de la consultation représentera sur un an un coût de 250 millions pour le régime obligatoire, les complémentaires et les ménages.

Le rôle du comité d’alerte

En cas de dérapage des dépenses, cette structure est chargée d’alerter chaque année l’assurance maladie et les pouvoirs publics, ce qui leur impose de prendre des mesures de redressement dans l’année.