Test : êtes vous à risque diabétique ?

Mis en ligne le 15 mars 2010  

Ce test permet d’évaluer le risque de devenir diabétique après 40 ans. Il a été élaboré par l’Association française des diabétiques (AFD).

Y a-t-il des diabétiques dans votre famille ?
-  Aucun : 1 point
-  Parent(s) éloigné(s) : 2 points
-  Père/mère/frère/sœur/enfant : 4 points

Comment est votre silhouette ?
-  Mince : 1 point
-  Un peu enveloppée : 2 points
-  Assez ou très enveloppée : 4 points

Femme : vous avez une taille
-  Fine : 1 point
-  Un peu épaisse : 2 points
-  Très enveloppée : 4 points

Homme : Vous avez de "l’estomac"
-  Non : 1 point
-  Un peu : 2 points
-  Beaucoup : 4 points

Vous êtes une femme et vous avez eu un enfant dont le poids à la naissance était :
-  Inférieur ou égal à 4 kg : 1 point
-  Entre 4 kg et 4,5 kg : 2 points
-  Egal ou supérieur à 4,5 kg : 4 points

Vous a-t-on déjà dit que vous aviez une glycémie élevée ?
-  Jamais : 1 point
-  Une fois : 2 points
-  Plus d’une fois : 4 points

Vous avez une pression artérielle élevée
-  Non : 1 point
-  De temps en temps : 2 points
-  Oui : 4 points

Vous pratiquez une activité physique
-  Importante (2 fois par semaine ou plus) : 1 point
-  Modérée (une fois par semaine) : 2 points
-  Faible : 4 points

Résultats

Si vous êtes un homme
Moins de 8 points : le risque est minime
Moins de 11 points : le risque est moyen, consultez votre médecin
11 points ou plus : le risque est élevé, consultez et faites contrôler votre glycémie

Si vous êtes une femme
Moins de 10 points : le risque est minime
Moins de 12 points : le risque est moyen, consultez votre médecin
12 points et plus : le risque est élevé, consultez et faites contrôler votre glycémie

Etre diabétique sans le savoir, c’est possible ?

Oui et les diabétiques qui s’ignorent sont même nombreux : environ 500.000 en France. En comparaison, ils sont 2,5 millions à suivre un traitement médicamenteux. "Le diabète est une maladie insidieuse qui ne parle pas", explique le Pr Jean-François Gautier, secrétaire général de la Société francophone du diabète (SFD).

Les patients qui souffrent du diabète de type 2 peuvent tout ignorer de leur pathologie. Les troubles n’apparaissent qu’après plusieurs années : une soif importante, une perte de poids, des envies d’uriner fréquentes même pendant la nuit. A ce stade, le diabète risque d’avoir endommagé certains organes.

Les diabétiques informés rapidement de leur maladie mettent le maximum de chances de leur côté. "Si l’on dépiste tôt, on peut prévenir les complications", encourage le Pr Vexiau. Or, l’on sait que "le diabète est la première cause d’amputation non traumatique en France" et "la première cause de cécité avant l’âge de 65 ans", poursuit le Pr Vexiau.

Les dépistages devraient-ils être encore plus systématiques et plus précoces ?

La maladie progresse en tout cas constamment parmi la population. Le diabète de type de 2 touche aussi des patients de plus en plus jeunes. Alors que l’alimentation s’enrichit en sucres et en graisses et que la sédentarité gagne du terrain, le diabète apparaît désormais chez les moins de 30 ans. Le constat du Pr Vexiau : "Il y a vingt ans, c’était très rare."

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est aussi appelé diabète non insulinodépendant. Deux anomalies sont responsables du diabète de type 2 : d’une part, le pancréas produit de l’insuline mais en quantité insuffisante. D’autre part, cette insuline n’agit pas efficacement. Or, l’insuline est une hormone qui permet de faire baisser la glycémie. A terme, le pancréas fatigué ne parvient plus à assurer une production d’insuline suffisante et le taux de glucose dans le sang augmente.

Le contrôle strict du taux de sucre dans le sang est le principe fondamental du traitement du diabète de type 2.

Sa prise en charge repose en priorité sur des mesures diététiques associées à de l’exercice physique. Un traitement médicamenteux à base d’insuline injectable et d’anti-diabétiques oraux peut être nécessaire en cas d’aggravation. Le diabète correspond à une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g. Celui-ci apparaît généralement après 40 ans.

Dans le cas du diabète de type 1, le corps ne fabrique plus du tout d’insuline. Ce diabète est diagnostiqué chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Il nécessite des injections d’insuline quotidienne pendant toute la vie.

Source : S.Jégu / FNMF